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Chiffres Clés
Superficie : 6 775 km2 (100 x 100 km).
Altitude :
point culminan, entre Gernoy et Pierrefitte-les-Bois, 275 m.
Population
: 1872 - 353 000 habiutants ; 1962 - 389 000 habitants - 1999 - 618 126
habitants. Densité : 91 hab / km²
Principales
agglomérations : Orléans -263 000 hab., Montargis - 53 500 hab., Gien - 18
500 hab.; Pithiviers - 11 500 hab.
Préfecture
: Orléans ( également capitale de la Région Centre)
Le Loiret comporte 3 arrondissements ( Orléans, Montargis, Pithiviers), 41
cantons et 334 communes ( dont 270 rurales).
Réseau
routier : Autoroutes A6, A10, A71-sur 102 km ; routes nationale - 392 km
;routes
départementales - 3 202 km.
Canaux
: Canal du Loing, Canal d’Orléans, Canal de Briare.
Axes
ferroviaires
: Orléans - Paris / Orléans - Tours / Orléans - Vierzon / Paris - Montargis
- Gien.
Principaux
lieux touristiques : Parc floral d'Orléans - 126 500 visit., Château de Sully
sur Loire - 65 000 visit., Muséum d'Orléans - 61 500 visit., Château de la
Ferté-Saint-Aubin - 79 000 vist., Château de Chamerolles - 70 000 visit., Musée
des beaux Arts d'Orléans - 42 000 visit.
Climat
Les précipitations moyennement abondantes (quoique très faibles en Beauce,
où elles n'atteignent que 550 mm/an) et les amplitudes thermiques limitées
font du Centre une région tempérée, de transition entre l'Ouest océanique,
qu'annonce la Touraine, et l'Est déjà plus continental.
Hydrographie
À l'origine du Val de Loire – couloir alluvial long de 300 km et large de 2
à 10 km –, le plus long fleuve français draine, avec ses affluents de rive
gauche (Cher, Indre, Vienne), la plus grande partie de la région; seule la
frange septentrionale est raccordée à la Seine. La Loire, avec ses crues
spectaculaires (8 000 m3/s en 1856 à Orléans) et ses étiages extrêmes (5
m3/s au même endroit en 1949), fut longtemps au cœur d'une violente
polémique concernant sa régulation par des barrages.
Économie
Le département, qui a su tirer avantage de la décentralisation, abrite deux
grandes concentrations industrielles. La principale, localisée dans le sud
autour d'Orléans et de la vallée de la Loire (construction automobile,
pharmacie, parfumerie, caoutchouc et pneumatiques), est aussi la plus
dynamique grâce à la présence de la capitale régionale. La seconde, plus au
nord, s'étend entre Montargis, Pithiviers et Malesherbes. En dehors du
développement de l'industrie et du tertiaire supérieur, l'agriculture reste
une activité importante: céréales dans la Beauce et le Gâtinais, élevage
laitier dans le sud du Gâtinais, cultures spécialisées dans le val
d'Orléans.
Histoire
Le but essentiel de la Convention, en découpant la France en départements, était
de briser l'unité des anciennes provinces de la monarchie; le loiret illustre
parfaitement cette disposition. Sans doute est-il formé principalement de la
partie la plus importante de l'ancien Orléanais, mais son territoire a été
complété d'autres unités provinciales qui en font une véritable mosaïque : au
centre-ouest l'Orléanais, le Dunois, la Beauce au nord, le Gâtinais au nord-est,
la Sologne au sud ainsi qu'une fraction de la Puisaye et du bas- Berry. Ce
territoire occupe (avec Orléans à la courbe supérieure de la Loire) à la fois
une place stratégique essentielle et un des n¦uds de communications naturelles
les plus importants de France. Il était peuplé avant l'arrivée des Romains par
les Carnutes et les Senonais qui opposèrent une résistance opiniâtre à
l'occupant. Tout au long des invasions barbares, il fut âprement disputé,
notamment par les Francs, en raison de son caractère de carrefour stratégique,
mais aussi à cause de la richesse de son terroir. Il constituait à la naissance
de la dynastie capétienne une pierre angulaire du royaume : Hugues Capet,
premier comte de Paris, reçut en fief l'Orléanais qui resta aux mains des rois
de France jusqu'à Philippe Auguste. Philippe de Valois érigea la province en
duché en 1344. La région souffrit cruellement de l'invasion anglaise au cours de
la guerre de Cent Ans, et s'illustra avec la délivrance d'Orléans par Jeanne
d'Arc en 1429. Enfin Louis XII réunit l'Orléanais à la Couronne et la province
resta désormais l'apanage des familles princières. Au cours des guerres de
Religion, le loiret fut touché assez sérieusement par les deux vagues de 1560 et
1590 : les destructions d'églises et les pillages furent tout à fait
comparables, sinon supérieurs, à ceux de la Révolution, et les débats furent
aussi vifs qu'à Paris. Le loiret fut le dernier département occupé au cours de
la guerre franco-allemande de 1870/71, au moment où celle-ci se terminait.
Géographie
Le loiret occupe le centre-sud du Bassin parisien aux terrains d'origine
tertiaire. La géographie du département reflète la disparité de sa constitution
administrative. La grande boucle de la Loire, de Briare à Beaugency, constitue
l'épine dorsale du département autour de laquelle s'articulent 4 régions
principales : la plaine uniforme de la Beauce au nord-ouest constituée d'un
plateau calcaire recouvert d'un limon fertile consacré aux céréales; le Gâtinais
au nord-est aux terrains variés et au relief vallonné, plus ouvert à la
polyculture où dominent les céréales et la betterave; l'Orléanais qui occupe le
centre et dont les terrains siliceux portent surtout de la forêt; le Val de
Loire constitue un couloir alluvionnaire aux riches cultures spécialisées :
vergers, vignes, pépinières, maraîchage; la Sologne occupe presque tout le sud
du département : c'est un plateau sablonneux sur socle d'argile dont le terrain
peu fertile est recouvert de bois, de landes, de nombreux étangs et où quelques
cultures maraîchères rappellent que la région fut assainie et défrichée au Moyen
Age; ces cultures évoquent peut-être la première vocation de la Sologne qui
était un pays riche jusqu'au 14ème de ses petites cultures et d'une population
relativement nombreuse; c'est aussi en Sologne que se situe le relief le plus
accentué du département.
L'hydrographie se rapporte presque exclusivement à la
Loire vers laquelle convergent la plupart des rivières, certaines comme le loiret étant elles-mêmes des résurgences dues aux infiltrations du fleuve; au
nord du département, le Loing et l'Essonne appartiennent au bassin de la Seine;
les marais, qui existaient jadis au sud de la Beauce, ont été drainés au Moyen
Age vers la Loire par des petits cours d'eau creusés de mains d'homme, les
Mauves. Carrefour de voies exceptionnel (vers Paris, Lyon, le Massif central,
Bordeaux), le loiret était également doté d'un ensemble de voies fluviales :
cours de la Loire autrefois navigable; canaux du Loing, d'Orléans et de Briare,
témoins d'une activité passée (sauf peut-être le canal du Loing à Montargis).
L'économie du département est principalement constituée par l'agriculture
(spécialisée et industrielle), l'exploitation forestière généralisée, l'élevage
bovin, les produits de basse-cour, l'apiculture; à l'exception de quelques
fabrications de mécanique lourde dans le Val de Loire, l'industrie légère se
diversifie avec les produits chimiques, la métallurgie, les petites unités
textiles (Orléans, Montargis), les jouets (Briare); importantes industries
agroalimentaires (région d'Orléans et de Pithiviers); la célèbre céramique de
Gien a disparu en 1984, ainsi que le principal vinaigrier d'Orléans; par contre
l'on note la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly; enfin un art culinaire de
haute qualité et les spécialités gastronomiques régionales (vinaigre et
volailles d'Orléans, pâté d'alouette et gâteau de Pithiviers, gibier et pâtés de
Sologne, saumons de la Loire, pralines de Montargis, vins de la Loire, miel du
Gâtinais...) ont fait le tour du monde.
Le département est également un domaine
privilégié de la pêche et de la chasse : rivières poissonneuses au peuplement
varié (notamment saumons et aloses de la Loire); la chasse se pratique sous
toutes ses formes : à courre et à tir, au grand gibier d'eau, en plaine et dans
les bois, en forêt d'Orléans et dans le haut lieu cynégétique qu'est la Sologne.
Le climat, à mi-chemin des influences océanique et continentale, reste agréable
et tempéré à l'image du pays, ce qui favorise le caractère résidentiel du
département. La nature Les contrastes de la géographie se retrouvent dans la
nature. Sa beauté et son charme justifieraient à eux seuls la convoitise que la
région a toujours provoquée au cours de l'histoire, outre sa situation capitale
et la richesse de ses ressources. L'uniformité, mais aussi la plénitude, des
plaines traitées en monoculture, est coupée de bois et de vallons, surtout dans
le Gâtinais. Les bois recouvrent la majeure partie de l'Orléanais, en
particulier la vaste et superbe forêt domaniale d'Orléans. Le Val de Loire, dont
on a si souvent décrit le charme, la douceur, l'opulence et les jardins,
constitue une succession de sites admirables; la Sologne, avec ses landes, ses
bois et ses étangs, est empreinte d'un charme romantique un peu triste, mais
d'une grande beauté. A peu près partout la nature reste intacte malgré les
empiècements de la civilisation. la vocation rurale, les traditions de la
chasse, sans doute aussi le caractère des habitants ont fait du département l'un
de ceux où la beauté de la nature reste la plus protégée.
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